Le CPE a mis l'accent sur l'impossibilité dans
notre pays de changer quoi que ce soit dans nos façons de
fonctionner, à tort ou à raison. En réalité, le CPE
n'est que le reflet de la crise de nos institutions à tous les
niveaux. En effet, notre pays a besoin de réformes dans
tous les domaines. Que l'on soit pour ou contre le CPE, il est
évident que nous devons "repenser" toutes nos
institutions. Le Code du Travail doit-il être réformé?
OUI Le Code Pénal doit-il être réformé?
OUI Le Code des Impôts doit-il être réformé?
OUI Le Code Civil doit-il être réformé?
OUI Cette liste n'est évidemment pas exhaustive, ce qui
signifie que le CPE n'a pas été présenté comme il se devait. Il est
évident qu'à notre époque la flexibilité dans le travail devient un
impératif pour toutes les entreprises, en effet, avec les
contraintes actuelles, la comparaison peut être faite pour un
citoyen qui désire louer un appartement, à qui l'on demande de plus
en plus de garanties à tel point que l'on peut se demander que, si
pour louer un "2 pièces - cuisine", il ne faudra pas avoir un
château en garantie ! Les entreprises ont actuellement les mêmes
inquiétudes qu'un propriétaire avant d'offrir un travail. Ce constat
étant fait, il n'empêche que ce CPE ne pouvait voir le jour qu'avec
un maximum de 12 mois d'essai et impérativement avoir un motif de
licenciement, ce motif étant purement informatif mais
nécessaire. D'autre part, il est inacceptable de faire
une réforme sans le dialogue indispensable avec les syndicats qui
représentent les salariés. De plus, l'élection présidentielle étant
dans tous les esprits, l'article 49.3 ne semble pas judicieux pour
imposer un texte de loi.
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