LA
SANTE ET LA SECURITE SOCIALE Ce chapitre est
évidemment un grand sujet et ne peut se résumer en quelques
mots. En « parlant » de la santé, bien évidemment,
la Sécurité Sociale en fait partie intégrante, les 2 mots ne peuvent être
dissociés, à notre sens, dans une proposition pour la
France. Globalement, nous pensons et nous vous expliquons
pourquoi la santé doit devenir une « priorité » pour notre pays.
Exemple : peu de citoyens connaissent l'existence d'un
appareil ultra-moderne nommé « Petscann » qui permet entre
autres de déceler très tôt chez un patient un futur risque d'Alzheimer. A
ce jour, seule une élite de nos concitoyens y a accès. Pour
rappel, c'est Mr Ambroise Croizat, Ministre, qui est à l'origine de la
sécurité sociale, fondée sur les principes de solidarité nationale,
d'égalité et d'accès aux soins et prestations. C'est un acquis majeur du
20ème siècle pour la Nation. Ce sujet est sans doute le plus
« crucial » pour l'avenir de notre pays. En effet,
chacun(e) le sait, l'espérance de vie augmente régulièrement. Il est donc
logique que de plus en plus nos concitoyens soient amenés à se soigner,
car bien évidemment en « vieillissant », nous avons tous besoin
de faire appel à la médecine. Donc, si nous n'acceptons pas
l'idée que le budget de la santé coûtera toujours plus cher, nous allons
obligatoirement différencier les citoyens selon leurs capacités
financières, or nous pensons que la santé est le bien le plus précieux de
tout citoyen et les techniques modernes ont un prix très élevé. Ne
confondons surtout pas « gaspillage » et
« soins ». Cet enjeu est fondamental : cela veut
dire que nous n'avons que 2 solutions possibles pour assurer une égalité
de soins à toutes et tous, notamment en « vieillissant », il est
utopique de faire croire qu'il y en ait d'autres. 1) soit
augmenter les cotisations des « actifs », mais ce sera sans fin
et réduira leur pouvoir financier. C'est inéluctable, vu le nombre de
personnes âgées qui va augmenter d'années en années, par rapport aux
« actifs ». 2) soit remettre en cause les priorités
de notre nation au plan du répartissement du budget de la Nation ð
http://www.legifrance.gouv.fr/ En ce qui
nous concerne, nous considérons que la santé doit devenir la priorité
numéro 1 de notre pays avant tout le reste, avec l'accord des citoyens,
par un référendum national concernant l'ordre des priorités de ce budget.
Bien évidemment, cela ne peut se faire qu'en minorant d'autres secteurs de
notre budget national qui n'est pas extensible, et il faudra donc une
prise de conscience de tous nos compatriotes sur ce sujet essentiel et
surtout l'expliquer. Si notre pays n'a plus les moyens d'assurer
parfaitement toutes ses missions, c'est au « peuple » de décider
de ce qu'il souhaite en premier. Tout le reste ne sera que
des « petites économies » qu'il est bien évidemment nécessaire
de réaliser, mais qui en aucun cas ne résoudront notre problème. D'autre
part, est-il « juste » que chaque français(e) paie le même prix
le « ticket modérateur » à l'hôpital selon qu'il est
« milliardaire », « employé » ou au
« chômage » Est-ce cela l'égalité? Si nous prenons
l'exemple des personnes âgées, la France se trouve dans une situation très
particulière : en effet, nous sommes considérés comme un pays latin, par
contre si nous sommes des « latins », il faut bien reconnaître
que nous n'avons pas la même culture de l'entourage des personnes âgées
que l'Espagne ou l'Italie, pays dans lesquels généralement les familles
sont très proches de leurs aînés… Plus loin, nous avons les pays
nordiques, dans lesquels l'Etat prend réellement la personne âgée
« totalement » en charge y compris pour ses loisirs. Nous ne
sommes donc dans aucun de ces 2 cas. Ce n'est pas une critique, c'est un
fait. Il est urgent de s'occuper non seulement de la santé de nos
personnes âgées mais aussi de leurs conditions de vie, que ce soit en
hospitalisation ou à domicile. Eux aussi ont le droit aux loisirs, sinon à
quoi sert de vivre plus vieux ? Mais nous devons aussi savoir
contrôler les examens, les visites... En ce qui concerne
l'économie financière de la sécurité sociale, la montée du chômage, la
politique d'exonération de cotisations patronales, le retard de paiement
des grandes administrations, alors qu'en parallèle les recettes diminuent,
expliquent en partie la situation actuelle. La prévention et
l'éducation à la santé et à l'hygiène de vie dès l'adolescence font partie
des solutions pour l'avenir. Encore faut-il que tout gouvernement en place
se donne les moyens financiers de cette prévention. Par exemple, pourquoi
ne pas envisager la mise en place d'une visite médicale préventive
annuelle gratuite pour le citoyen (dès sa naissance) mais obligatoire pour
pouvoir bénéficier de la sécurité sociale ? La population qui
« coûte » le plus au système est justement celle qui n'a pas ou
n'a plus les moyens de payer les consultations, les examens … Nous sommes
donc loin des buts de l'origine de la sécurité
sociale. Savez-vous, par exemple, qu'il existe actuellement
un appareil appelé « PETSCANN » ? Cet appareil
permet de déceler, bien avant l'IRM, une tumeur, notamment dans le
cerveau, et permet aussi un dépistage plus précoce d'un risque d'Alzheimer. (Source ð www.vulgaris-medical.com) Cet
appareil, qui évidemment coûte très cher, est réservé pour le moment dans
notre pays à une élite, et est très peu connu du grand public. Pourtant la
maladie d'Alzheimer va coûter aux contribuables de plus en plus cher,
pourquoi ne pas investir immédiatement les sommes nécessaires pour l'achat
de ces « petscann » de façon à « couvrir » le
territoire en quelques mois ? C'est donc une fausse économie que de priver
les citoyens de cette technique ultramoderne. Alors ne
culpabiliser que l'assuré social nous semble « politiquement
incorrect ». Autre exemple : une étude de mai 2004 nous
apprend que 75% de nos compatriotes n'ont jamais entendu parler des
nouveaux médicaments nommés " biomédicaments ". Il s'agit de
médicaments provenant de substances actives issues du monde " vivant ",
contrairement aux molécules classiques qui sont chimiques. Un
détail ? Non : actuellement, près de 300 de ces médicaments " vivants "
sont déjà, éprouvés, validés et autorisés, et contribuent aux traitements,
notamment dans les domaines des hormones, interférons, anticorps
monoclonaux, facteurs de coagulation, vaccins (en 2003, par ex : les
Etats-Unis ont autorisé 37 médicaments venant de la
biotechnologie). La biotechnologie offre des voies nouvelles
dans des traitements de maladies graves et/ou rares, et sans doute pour
certains cancers. A ce jour 80% des molécules développées en recherche
clinique sont issues des biotechnologies, alors pourquoi ce silence sur
ces nouveaux médicaments? La France ne représente que 4% du chiffre
d'affaires européen en biotechnologie. Quand on sait le poids économique
et politique de nos laboratoires français, ceci explique peut être
cela. C'est pourquoi nous estimons que la santé ne peut être
un simple sujet économique traité comme un produit marketing
banal. En ce qui concerne l'égalité des citoyens il nous
semble indispensable d'aligner les remboursements des hospitalisations de
« long séjour » sur celles des « courts séjours » ;
cette mesure concerne notamment les personnes âgées, puisque en long
séjour, actuellement, la moitié des soins est à la charge du malade ou de
sa famille, ce qui met celle-ci, souvent, dans des situations financières
dramatiques malgré les différentes aides possibles. Nous ne
voyons pas non plus pourquoi certains médicaments ne sont remboursés qu'à
35% : ce médicament est efficace ou ne l'est pas. Donc pas de
remboursement ou remboursement normal. Bien souvent, la
personne âgée souhaite rester à son domicile le plus longtemps possible :
nous proposons donc la création d'un grand service public pour
assurer ce maintien à domicile qui revient moins cher à la société qu'une
hospitalisation. D'autre part, dans la même optique du
maintien à domicile des personnes âgées, il faut savoir que dans les
services de gériatrie du service public, ces personnes âgées peuvent
bénéficier du passage d'un psychiatre ou psychothérapeute avec qui elles
peuvent dialoguer ; or les psychiatres et/ou psychothérapeutes ne se
déplacent pas chez les personnes âgées qui le souhaiteraient, ce qui nous
semble injuste. Nous proposons donc que des
psychothérapeutes et/ou psychiatres aillent à domicile dialoguer avec ces
personnes âgées qui le souhaiteraient, et qui sont souvent bien seules.
Cette mesure sera à la fois sociale, humaine et économique puisque nous
rappelons que la personne âgée maintenue à domicile coûte moins cher à la
société qu'hospitalisée en service de gériatrie du service public.
Dans notre société actuelle, une personne âgée à domicile
n'intéresse aucun " psy " alors que les médecins généralistes, les
cardiologues, les rhumatologues, les kinésithérapeutes, les infirmières,
etc., se déplacent. Il ne faut pas avoir peur de l'écrire, car c'est un
fait pratique dans notre réalité quotidienne, et personne n'ose vraiment
le dire, ce que nous dénonçons. Il faut aussi revoir le problème des
industries pharmaceutiques, qui gagnent des fortunes : certes, dans notre
système capitaliste, cela n'est pas anormal, mais on doit pouvoir imposer
à ces industries un seuil de rentabilité moindre que celui qu'elles
génèrent actuellement. Ces industries pharmaceutiques n'hésitent pas
notamment à commercialiser sous le nom d' « innovation » une
ancienne molécule à peine remaniée pour éviter de « tomber »
dans le domaine public. Il y a là une malhonnêteté intellectuelle
indiscutable. Un médicament ne peut être une marchandise
comme une autre. Nous proposons que son prix soit fixé
par une commission de personnes physiques issues aussi bien de l'industrie
pharmaceutique que de consommateurs et de membres du gouvernement, pour
assurer ainsi une transparence et avoir un prix « juste ». Cela
concerne aussi tous les nouveaux médicaments vendus à des prix exorbitants
qui « plombent » la sécurité sociale... L'absence de concurrence
sur les molécules « pointues » accentue ce phénomène.
Actuellement, le laboratoire décide lui-même si son médicament est
innovant et fixe ainsi le prix qu'il veut. Est-ce moral
? D'autre part, nos compatriotes sont les plus importants
consommateurs de médicaments « anti-dépresseurs ». Une fois ce
constat fait, que doit-on en conclure ? Que c'est par plaisir que les
citoyens utilisent ces médicaments ? Ou la réflexion peut-elle aller plus
loin et se demander plutôt « pourquoi » ? Il faut
aussi savoir que la CSG depuis sa création (1991) a fait subir aux
salariés la totalité de l'augmentation de leurs besoins de protection
sociale. Dans le même temps, globalement, les cotisations patronales ont
baissé. Où est l'égalité ? Nous proposons que les entreprises
créant des emplois puissent avoir une baisse de leurs cotisations, alors
que les entreprises qui préfèrent faire du profit financier auraient une
cotisation majorée. Pourquoi : tout simplement parce que les entreprises à
revenus ou à placements financiers ne font pas d'embauche, ce qui est leur
droit, mais bien sûr ne contribuent pas non plus au financement de la
sécurité sociale.
Économie sécu : le chiffre annuel des exonérations de charges sécu accordées aux entreprises publique et privées est d'environ 25 milliards d'euros, dans les faits ces exonérations n’ont aucune justification concrète.
Nous pensons que la lecture de ce chapitre peut éclairer
le citoyen sur la réalité de notre système, et que certes si l'assuré
social doit devenir plus « responsable » il n'est pas le seul à
devoir se remettre en cause. Nous profitons de ce chapitre
pour expliquer simplement aux citoyens les différences entre les
Gérontologues, les Gériatres, et les Médecins spécialisés Anti-âge
: Le Gérontologue n'est pas nécessairement médecin, en effet
sa mission est d'étudier tout ce qui touche à l'environnement de la
personne âgée, à savoir : conditions de vie, rôle social, démographie,...
Le Gériatre est un médecin spécialisé dans les soins aux personnes âgées ;
l'espérance de vie augmentant régulièrement, il est amené de plus en plus
à prendre en charge des patients de plus de 80 ans, souffrant de plusieurs
pathologies. Le Médecin spécialiste Anti-âge reçoit des populations plus
jeunes, souvent à partir de 50/55 ans. Son rôle est d'aider ces personnes
à « bien vieillir », notamment en contrôlant par exemple les
« marqueurs » du vieillissement interne (hormones,
vitamines...). Ses domaines de compétence sont : la médecine préventive,
la médecine fonctionnelle, la nutrition,
l'endocrinologie... Nous devons toutes et tous choisir
rapidement entre : la soumission de notre santé au temps qui passe ou
prendre en charge notre santé pour les années à venir. Cette dernière
solution est la nôtre, et vous ?
Nous vous proposons de lire l'étude sur « le
vieillissement » réalisée par le Docteur Pierre PRAS, Chef de Service
gériatrie, que nous remercions pour son aide précieuse :
|